Neil Gaiman
mai 13th, 2011 by passionlivres![]()
Enfant, Neil Gaiman fréquente une vieille école du Sussex dont la fortune est loin derrière elle. Elle est dotée d’une bibliothèque richement fournie en littérature anglaise d’avant la seconde guerre mondiale uniquement, l’école n’ayant plus les moyens de se constituer une collection depuis.
Gaiman est déjà un lecteur avide de H.P. Lovecraft ou C.S. Lewis et l’originalité de son travail vient sans doute en partie de ses lectures de jeunesse totalement démodées.
Dans les années 1980 il devient journaliste culturel en freelance dans l’espoir de nouer des contacts pour la publication de ses travaux de fiction. Il écrit quelques livres qui lui tiennent plus ou moins à cœur dont on retiendra surtout Pas De Panique !, une biographie humoristique de Douglas Adams, et son premier roman De bons présages en collaboration avec Terry Pratchett. Il rencontre aussi à l’occasion d’interviews un grand nombre d’auteur de comics britannique et c’est Alan Moore qui l’aidera à se lancer dans le métier de scénariste.
Avec l’illustrateur Dave McKean il signe ses premiers graphic novels semi-autobiographiques : Violent Cases, Signal To Noise et Mister Punch. Il reprend la série Miracleman de Moore avec Mark Buckingham et se fait remarquer par l’éditeur de comics américain DC qui lui confie en 1989 une série mensuelle qui le rendra célèbre : Sandman.
Le Marchand de Sable
Le Sandman de Neil Gaiman, très lointainement inspiré d’un vieux super héros, est le maître du domaine des rêves. Originellement pitché comme une série d’horreur gothique, le comic book devient rapidement un conte fantastique complexe et bourré de références littéraires qui s’attire un succès critique et public inédit jusqu’alors.
Norman Mailer en est est fan ainsi qu’une armée de jeunes gothiques fasciné par la dimension Byronienne du héros et par sa sœur Death (elle-même l’objet de deux graphic novels par la suite, et bientôt du premier film réalisé par Gaiman). Quand Sandman s’achève en 1989 Gaiman est la star du monde des comics books et il a déjà commencé à écrire pour d’autres médias : de nombreuses nouvelles qui seront rassemblées dans les anthologies Miroirs et fumées ; Fragile Thing, le roman illustré par Charles Vess ; et Stardust, le mystère de l’étoile, le scénario de la mini-série télé « Neverwhere » (déçu par le résultat il en écrira lui même une très réussie novélisation).Il ne retourne qu’occasionnellement depuis à la bande dessinée et c’est surtout Neil Gaiman le romancier qu’on retiendra dorénavant.
L’attrait des Dieux Américains
En 2001, Neil Gaiman, qui vit aux USA depuis dix ans, publie American Gods qui, bien qu’il ait déjà écrit Neverwhere, Stardust et De bons présages, est considéré comme son premier « vrai » roman.
Cette histoire de l’affrontement entre les vieux dieux amenés aux Etats-Unis par des générations d’immigrants (d’Odin à Anubis) et des nouveaux dieux autoroutes, de l’internet…), mélange original de thriller et de mythologie remporte un grand succès public et installe fermement Gaiman dans le rôle d’écrivain.
Il signera par la suite Anansi Boys et Coraline.
Il est aussi de plus en plus courtisé par le cinéma : il écrit Mirrormask pour son ami Dave McKean, et a signé le scénario de Beowulf en collaboration avec Roger Avary, Stardust, le mystère de l’étoile est adapté par Matthew Vaughn et Coraline par Henry Selick, tandis que Neil Gaiman lui-même devrait réaliser l’adaptation de Death en 2008, produite par Guillermo Del Toro.
Livres :
Des choses fragiles - (Editions Au Diable Vauvert - 2009)
Anansi boys - (Editions Au Diable Vauvert - 2008)
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