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La délicatesse de David Foenkinos (Editions Gallimard, 2011)

janvier 1st, 2012 by passionlivres

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« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi
à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye
ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse… 
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ». La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.

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L’Equation Africaine de Khadra Yasmina (Editions Julliard, 2011)

septembre 2nd, 2011 by passionlivres

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Autour d un phénomène dramatique - les prises d otages récurrentes au large de la Somalie -,
Yasmina Khadra, au sommet de son art, construit un roman éblouissant, qui mêle suspense,
récit d aventures et histoire d amour enfiévrée.

Médecin à Francfort, Kurt Krausmann mène une existence ordinaire, limitée à ses allers-retours entre son cabinet de consultation et son appartement bourgeois. Jusqu au drame familial qui va le précipiter dans le désespoir.
Afin de l aider à surmonter son chagrin, son meilleur ami, Hans, un riche homme d affaires versé dans l humanitaire, lui propose de l emmener sur son voilier jusque dans les Comores, pour les besoins d une bonne cause.
Au large des côtes somaliennes, leur bateau est assailli par des pirates. Kurt et Hans sont enlevés puis transférés dans un campement clandestin. Dans leur geôle improvisée, se trouve déjà Bruno, un otage français que tout le monde semble avoir oublié, et qui tente péniblement de concilier sa passion pour le continent africain avec l angoisse de sa captivité.
Une détention à l issue incertaine, des conditions de vie innommables, une promiscuité dangereuse avec des mercenaires sans pitié, c est le début d une descente aux enfers dont personne ne sortira indemne. Mais parce que le drame est propice aux revirements de situation, c est aussi pour Kurt le début d une grande histoire d amour.

En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme, qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale aux multiples contradictions - tour à tour effrayante, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse -, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d un Européen, dont les yeux vont, peu à peu, s ouvrir à la réalité d un monde jusqu alors inconnu de lui.
Un hymne à la grandeur d un continent livré aux pires calamités.

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Le soldat oublié de Guy Sajer (Editions Robert Laffont, 1972)

juin 23rd, 2011 by passionlivres

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Guy Sajer n’a pas dix-sept ans quand, en juillet 1942, il endosse l’uniforme de la Wehrmacht. Il est français par son père, allemand par sa mère ; il habite alors l’Alsace. A cause de son jeune âge, il n’est pas affecté à une unité combattante, mais dans le train des équipages. Dès novembre, l’hiver s’abat sur la plaine russe ; le froid, la neige, les partisans rendent la progression des convois extrêmement difficile : jamais l’unité de Sajer n’atteindra Stalingrad qu’elle devait ravitailler ; la VIe Armée aura capitulé avant. Mais Sajer sait déjà que la guerre n’est pas une partie de plaisir, que survivre dans l’hiver russe est déjà un combat. Et pourtant, ce premier hiver, il n’a pas vraiment fait la guerre. La vraie guerre, celle du combattant de première ligne, il la découvre lorsqu’il est versé dans la division ” Gross Deutschland “, division d’élite, avec laquelle, à partir de l’été 1943, il va se trouver engagé dans les plus grandes batailles du front d’Ukraine, quand la Wehrmacht plie sous l’offensive russe. De Koursk à Kharkov, de jour comme de nuit, dans la boue, la neige, quand le thermomètre marque -40 degrés, sous le martèlement terrifiant de l’artillerie russe, face aux vagues d’assaut d’un adversaire désormais puissamment armé et qui ne se soucie pas des pertes, les hommes de la ” Gross Deutschland “, portés toujours aux endroits les plus exposés, toujours en première ligne, combattant à un contre vingt, connaissent l’enfer. La bataille de Bielgorod, le passage du Dniepr (la Bérésina à l’échelle de la Seconde Guerre mondiale) constituent, vécus au niveau du simple soldat, deux des plus hauts moments de ce récit d’Apocalypse. Plus tard, quand le front allemand s’est désagrégé, quand l’immense armée reflue, aux combats réguliers s’ajoutera la lutte contre les partisans, plus sauvage et plus impitoyable. Plus tard encore, c’est la retraite des derniers survivants de la division d’élite à travers la Roumanie et les Carpathes jusqu’en Pologne. Dans l’hiver 1944-1945, Sajer et ses camarades sont lancés dans les combats désespérés que les Allemands livrent en Prusse-Orientale pour interdire l’entrée du Vateriand aux Russes. C’est encore Memel, où l’horreur atteint à son comble, et Dantzig, au milieu de l’exode des populations allemandes de l’Est. Enfin, malade, épuisé, Sajer sera fait prisonnier par les Anglais dans le Hanovre… Si ce récit de la guerre en Russie ne ressemble à aucun autre, s’il surpasse en vérité, en horreur et en grandeur tout ce qui a été écrit, ce n’est pas seulement parce que l’auteur a réellement vécu tout ce qu’il rapporte, ce n’est pas seulement parce que, sous sa plume, les mots froid, faim, fièvre, sang et peur prennent l’accent et la force terrible de la réalité, c’est aussi parce que Sajer sait voir et faire voir dans le détail avec une puissance de trait vraiment extraordinaire. Alors, le lecteur ne peut douter que tout ce qui est rapporté là est vrai, vrai au détail près ; il sait de science certaine qu’il n’y a pas là de ” littérature “, pas de morceaux de bravoure - mais que c’était ainsi : ainsi dans le courage et ainsi dans la peur, ainsi dans la misère et ainsi dans l’horreur.

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L’étrange voyage de Monsieur Daldry de Marc Lévy (Editions Robert Laffont, 2011)

avril 22nd, 2011 by passionlivres

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« L’homme qui va le plus compter dans ta vie vient de passer dans ton dos. Pour le retrouver, tu devras entreprendre un long voyage et rencontrer les six personnes qui te mèneront jusqu’à lui… Il y a deux vies en toi, Alice. Celle que tu connais et une autre, qui t’attend depuis longtemps. »

Londres, 1950

Alice mène une existence tranquille, entre son travail, qui la passionne, et sa bande d’amis, tous artistes à leurs heures. Pourtant, la veille de Noël, sa vie va être bouleversée. Au cours d’une virée à la fête foraine de Brighton, une voyante lui prédit un mystérieux avenir. Alice n’a jamais cru à la voyance, mais elle n’arrive pas à chasser ces paroles de son esprit, et ses nuits se peuplent de cauchemars qui semblent aussi réels qu’incompréhensibles. Son voisin de palier, Monsieur Daldry, célibataire endurci, gentleman excentrique et drôle, aux motivations ambiguës, la persuade de prendre au sérieux la prédiction de la voyante et de retrouver les six personnes qui la mèneront vers son destin. De Londres à Istanbul, il décide de l’accompagner dans un étrange voyage…

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Le Caméléon de Andreï Kourkov (Editions Liana Lévy, 2001)

avril 3rd, 2011 by passionlivres

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Nikolaï Sotnikov retrouve par hasard le chef-d’œuvre de la littérature ukrainienne, bizarrement annoté. Il se lance à la recherche de l’auteur. La folle quête d’un drôle de graal au Kazakhstan.

Andreï Kourkov

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Charly 9 de Jean Teulé (Editions Julliard, 2011)

mars 26th, 2011 by passionlivres

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Il est vrai que Charles IX ne fut pas un roi comme les autres et qu’il n’aurait pas laissé un grand souvenir s’il n’avait ordonné, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy, carnage qui horrifia l’Europe, à l’exception du pape et des Espagnols qui y virent, eux, la bienheureuse volonté de Dieu. Cette décision n’était pas la sienne mais celle de sa mère, la redoutable Catherine de Médicis qui utilisa toute sa vie sa nombreuse progéniture pour assouvir son appétit dévorant de pouvoir : dès qu’un de ses fils mourait, elle poussait illico le suivant sur le trône de France. Charles IX avait 24 ans à l’époque, et il ne possédait ni la cruauté ni la détermination, ni la force morale d’assumer un crime aussi horrible. Accablé par le poids de sa faute, il sombra dans une folie qui le conduisit en quelques mois à la maladie et à la mort. C’est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique. Avec la verve qu’on lui connaît, il décrit les extravagances de ce malheureux jeune homme : la manière dont il coursait furieusement des lièvres qu’il délivrait dans les appartements de sa maîtresse ; comment il massacrait le bétail, la basse-cour et tous les animaux des fermes où le hasard de ses errances le conduisaient, comment il empoisonna une partie de la population en lui offrant du muguet le 1er mai, ce qui, en ces temps de famine, poussait ses sujets à manger cette fleur vénéneuse qu’il croyait être une sorte de salade ; comment il permit l’invention du poisson d’avril en officialisant le changement de date du début de l’année du 1er avril au premier janvier ; comment il crut remplir les coffres vides du royaume en fabriquant de la fausse monnaie… et bien d’autres folies encore, aussi saugrenues que sanglantes.

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Le cimetière de Prague de Umberto Eco (Editions Grasset, 2011)

mars 25th, 2011 by passionlivres

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Trente ans après Le Nom de la rose, Umberto Eco nous offre le grand roman du XIXème siècle secret. De Turin à Paris, en passant par Palerme, nous croisons une sataniste hystérique, un abbé qui meurt deux fois, quelques cadavres abandonnés dans un égout parisien. Nous assistons à la naissance de l’affaire Dreyfus et à la création de l’évangile antisémite, Les Protocoles des sages de Sion. Nous rencontrons aussi des jésuites complotant contre les francs-maçons, des carbonari étranglant les prêtres avec leurs boyaux. Nous découvrons les conspirations des renseignements piémontais, français, prussien et russe, les massacres dans le Paris de la Commune où l’on se nourrit d’illusions et de rats, les coups de poignard, les repaires de criminels noyés dans les vapeurs d’absinthe, les barbes postiches, les faux notaires, les testaments mensongers, les confraternités diaboliques et les messes noires…

Les ingrédients sont donc réunis pour faire de ce savoureux feuilleton un diabolique roman d’apprentissage. Tout est vrai ici, à l’exception de Simon Simonini, protagoniste dont les actes ne relèvent en rien de la fiction mais ont probablement été le fait de différents auteurs. Qui peut, cependant, l’affirmer avec certitude ? Lorsque l’on gravite dans le cercle des agents doubles, des services secrets, des officiers félons, des ecclésiastes peccamineux et des racistes de tous bors, tout peut arriver…

 

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle de Jonas Jonasson (Editions Presses de la Cité, 2011)

mars 20th, 2011 by passionlivres

Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l’attendent pour célébrer l’événement, Allan Karlsson s’échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur.

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Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l’espoir qu’elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au coeur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

 

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L’Ami du défunt de Andreï Kourkov (Editions Liana Lévy, 2001)

février 28th, 2011 by passionlivres

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L’homme post-soviétique a une manière bien à lui de venir à bout de sa déprime… Par exemple, engager un tueur à gages pour abréger ses souffrances. Sauf qu’évidemment il lui arrive de le regretter.

Andreï Kourkov

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Un lézard au Congo de Gil Courtemanche (Editions Denoël, 2010)

décembre 17th, 2010 by passionlivres

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Tout comme les récits de Jean Hatzfeld sur le Rwanda, les précédents livres de Gil Courtemanche, dont Un dimanche à la piscine à Kigali (Denoël, 2000), laissaient imaginer le fonctionnement de la violence des guerres civiles et tueries en Afrique, en mettant au jour des témoignages, de victimes et de coupables, dans leur violence brute.Gil Courtemanche a été correspondant en Afrique pour Radio Canada et consultant auprès du procureur en chef de la Cour pénale internationale en 2008-2009. Il consacre ce Lézard au Congo à ceux qui recueillent ces témoignages, qui les analysent, qui sont chargés d’affronter cette violence indirecte et fascinés par ces versions modernes du Mal. En choisissant comme protagoniste de ce roman très documenté Claude, un grand spécialiste de l’Afrique, qui a consacré sa thèse aux crimes rwandais, et se trouve engagé comme consultant pour la Cour pénale internationale de la Haye, Courtemanche retourne en quelque sorte le micro vers lui-même. Claude est donc chargé de préparer le procès de Thomas Kabanga, chef de guerre congolais accusé, entre autres viols, amputations, et agressions sanglantes, d’avoir engagé de nombreux enfants soldats. Exilé du monde dans une chambre d’hôtel en banlieue de La Haye, dont le seul décor est un poster du leader congolais affiché au-dessus de son bureau, Claude n’a qu’une seule obsession : faire condamner ce criminel de guerre. Lorsqu’un vice de procédure entraîne la relaxe de Kabanga et son retour au Congo, Claude, qui ne connaît l’Afrique que par les livres et rapports d’experts, démissionne du tribunal et rejoint la ville de Bunia au Congo avec l’espoir de recueillir de nouvelles preuves contre Kabanga et de protéger les enfants-soldats qui sont toujours à sa merci. Celui qui n’était qu’un simple « chroniqueur de la violence et de l’inhumanité », s’y retrouve soudainement plongé. Ici pourrait débuter le récit d’une vie de saint sauveur ou de cow-boy mercenaire assoiffé de vengeance. L’incapacité à agir, les intimidations, la corruption, le désir de vengeance des anciennes victimes qui se muent si rapidement en bourreau l’engagent plutôt sur le chemin d’un destin de damné solitaire. Le cow-boy s’enferme au saloon, s’oublie entre les bras de prostituées, et ne trouve comme seuls compagnons qu’un lézard et des canettes de bière chaude. Cette dérive alcoolisée, forme de blues cauchemardesque d’un humanitaire revenu de ses idéaux, Courtemanche la décrit avec la même froideur lucide que l’horreur des crimes de guerre. C’est le face-à-face entre Kabanga et Claude, inégal, absurde en un certain sens, qui fait pourtant toute la force de ce roman : « Nous sommes tous les deux dans la même cour des accidents, lui de l’Histoire, moi de la vie. […] Il est ici parce qu’il a désiré le pouvoir. Je suis ici parce que je n’ai aucun pouvoir sur la vie. ».

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