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L’agression humaine de Laurent bègue (Editions Dunod, 2010)

octobre 20th, 2010 by passionlivres

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Cet ouvrage, clair et synthétique, analyse d’abord les antécédents et conditions qui conduisent un individu à engager une action agressive. Il présente ensuite les principaux modèles explicatifs psychologiques et psychosociologiques de l’agression.

Cet ouvrage, clair et synthétique, analyse d’abord les antécédents et conditions qui conduisent un individu à engager une action agressive. Il présente ensuite les principaux modèles explicatifs psychologiques et psychosociologiques de l’agression.

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Dudding de Geoffrey Bennington (Editions Galilée, 1991)

octobre 16th, 2010 by passionlivres

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« Si je continue d’écrire, c’est sans vraiment écrire, sans adresse, sans lecteur possible.
Sauf peut-être toi.
Car il y aura quand même, peut-être, par hasard, peut-être par hasard, un jour, un soir, un seul destinataire, toi-même qui lis ceci, et m’auras fait écrire jusqu’à la fin, me dictant toutes ces signatures.
Je ferai semblant de ne plus y croire, pour qu’on garde mieux le secret.
Je t’écris en ta langue sans savoir si ça diminue ou non les risques de malentendu. Je sais que je n’aurai pas de réponse, que je ne saurai jamais si tu as compris ce que je vais essayer de dire, si tu m’as reconnu sous ce nom, ni sans doute si tu as jamais reçu cette lettre.
Je me meurs. Je répète mon message, me dédouble pour me le faire répéter. Je n’arrête pas de rappeler le messager qui n’arrête pas de partir, de répéter le message qu’il doit se charger de te faire parvenir un jour, quand moi, né presque mourant, qui n’en ai pas fini de mourir toute une vie, mais qui peux dire que je ne commençai de vivre que quand je me regardai comme un homme mort, quand j’aurai finalement terminé de formuler mon message et de l’autoriser par répétition et répétition de signature, toujours la dernière, pour qu’il parte, un jour, bientôt. On t’a déjà dit, je pense, que le messager est parti, qu’il te porte le message : il y va de la justice et du sort du genre humain, d’un destin dont tu es responsable, comme tu le verras clairement, un jour, un soir, dans l’instant, quand tu sortiras de ton rêve, commenceras ta lecture, et verras certain signe, peut-être. »

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Précis de décomposition de Emile Michel Cioran (Editions Gallimard, 1977)

septembre 18th, 2010 by passionlivres

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Toute idée devrait être neutre; mais l’homme l’anime, y projette ses flammes et ses démences : le passage de la logique à l’épilepsie est consommé… Ainsi naissent les mythologies, les doctrines, et les farces sanglantes. Point d’intolérance ou de prosélytisme qui ne révèle le fond bestial de l’enthousiasme. Ce qu’il faut détruire dans l’homme, c’est sa propension à croire, son appétit de puissance, sa faculté monstrueuse d’espérer, sa hantise d’un dieu.

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Lectures : Chroniques du New Yorker de Georges Steiner (Editions Gallimard, 2010)

septembre 15th, 2010 by passionlivres

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George Steiner a écrit plus de cent trente articles pour le prestigieux magazine américain The New Yorker entre 1967 et 1997, et il est incontestable que son érudition exceptionnelle y trouve une expression particulièrement brillante et divertissante. Le présent volume en offre un choix significatif et nous permet de suivre l’intellectuel européen dans son intérêt pour des thèmes ou personnages extrêmement divers. Que ce soit le destin d’Albert Speer - son amitié avec Hitler, son rôle dans le régime nazi, puis son long emprisonnement dans la prison de Spandau - ou la singularité du roman 1984 de George Orwell, devenu une véritable jauge de l’évolution de nos sociétés, ou encore l’histoire d’Anthony Blunt - grand critique d’art, spécialiste de la peinture française du XVIIe siècle, conseiller de la reine d’Angleterre, et espion pour le compte de l’Union soviétique -, George Steiner raconte et analyse tout à la fois. Anton Webern, Graham Greene, Thomas Bernhard, Vladimir Nabokov, Samuel Beckett, Louis-Ferdinand Céline, Walter Benjamin, Cioran, Claude Lévi-Strauss, Hermann Broch, André Malraux, Michel Foucault ou Paul Celan - pour ne citer qu’eux - donnent lieu à d’autres développements passionnants, vifs et nuancés. Ainsi rassemblés dans un recueil pour la première fois, l’ensemble nous offre un formidable condensé de la pensée du grand George Steiner.

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Le Dernier Homme de Jean-Baptiste Cousin de Grainville (Editions Payot, 2010)

août 3rd, 2010 by passionlivres

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Dans L’Oraison funèbre en l’honneur des citoyens tombés le 10 août 1792, Grainville, prêtre constitutionnel, brossait un tableau enthousiaste de l’avenir. “Depuis l’aurore jusqu’au couchant, le Peuple va régner. Le bonheur attend ce moment pour descendre du Ciel sur la Terre… quelque part où les Hommes porteront leur pas, ils y trouveront un Frère et l’abondance.” Le même Grainville se suicida en février 1805 - l’hiver du sacre de celui que Fichte appelait “l’homme sans nom” - après avoir écrit Le Dernier Homme. Cette oeuvre, le poème de “la mort du monde” selon Michelet, sera publiée la même année par Bernardin de Saint-Pierre.

Que convient-il de percevoir dans ce renversement, dans ce saut du règne de la liberté à l’épuisement du monde et des hommes ? Charles Nodier, Jules Michelet, Raymond Queneau, d’autres encore, prêtèrent toute leur attention à ce texte - qualifié par certains de chef-d’oeuvre méconnu - qui décrit les aventures d’Omégare, le bien nommé Dernier Homme, entre l’Europe et l’Amérique dans un monde proche de sa fin où règnent ruines et stérilité. Le Dernier Homme peut se lire comme l’effet métaphorique de la Révolution française. N’associe-t-il pas la clôture de l’événement à la fin d’un monde et à l’avortement d’un monde nouveau ?

Très sensible à l’énigme de l’oeuvre à sa pluralité de sens, Anne Kupiec, dans une postface très informée, poursuit le thème du dernier homme et de ses métamorphoses, à travers la modernité post-révolutionnaire de Mary Shelley jusqu’à Nietzsche. Grâce à une lecture attentive, elle parvient à rendre sensible l’étrangeté d’un texte qui défie toutes les catégories où la critique cherche à l’enfermer. C’est ainsi qu’Anne Kupiec parvient à faire apparaître comme une oscillation entre un monde de malheur en proie à une inéluctable stérilité - une “expérience du gouffre” - et une dimension utopique voilée qui prend la forme d’un avenir ouvert, d’une aurore indéterminée.

On comprendra aisément à lire Grainville que cet “étrange rêveur” puisse prendre place aux côtés d’un autre poète bouleversé par l’ébranlement révolutionnaire, celui que B. Pautrat appelle un “astre énigmatique”, William Blake.

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Airs, eaux, lieux de Hippocrate (Editions Payot, 1996)

juillet 31st, 2010 by passionlivres

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Airs, eaux, lieux est le traité le plus singulier de l’œuvre d’Hippocrate. A la fois poétique et scientifique, il décèle les affinités secrètes qui unissent l’homme à son milieu ambiant. C’est dans ce lien, fait de ressemblances et de différences, que réside la clef des écarts morphologiques, des états pathologiques, mais aussi des dispositions intellectuelles et des pratiques politiques qui caractérisent chaque peuple. L’équilibre entre ces éléments est pour Hippocrate la condition nécessaire du bonheur individuel et du déploiement harmonieux de l’histoire humaine. En ce sens, il peut être lu comme le premier texte écologique de l’Antiquité.

 

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Au-delà du principe de plaisir de Sigmund Freud (Editions Payot, 2010)

juillet 31st, 2010 by passionlivres

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Texte exceptionnel et troublant, Au-delà du principe de plaisir est un tournant essentiel dans l’oeuvre de Freud.

Publié en 1920, au lendemain de la Première Guerre mondiale, du suicide de Viktor Tausk et de la disparition d’êtres chers, c’est le livre de la compulsion de répétition, de la névrose traumatique et de la pulsion de mort, que Freud aborde ici pour la première fois.

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Anthropologie de la mort de Louis-Vincent Thomas (Editions Payot, 1988)

juillet 31st, 2010 by passionlivres

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Notre société, violente et mortifère, est néanmoins caractérisée par le déni de la mort. Celle-ci nous obsède, car elle est notre unique certitude, mais en même temps nous faisons tout pour l’oublier. D’autres sociétés, notamment en Afrique, ont une attitude différente. Quelle est donc la place de la mort en Occident ? Quelle est celle des morts ? Comment accepter notre destin de mortel afin de mieux vivre ? De ce livre monumental, Daniel Roche a écrit, dans les Annales, qu’il « peut-être considéré comme l’un des guides indispensables à nos interrogations collectives ».

 

 

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La Puissance d’exister. Manifeste hédoniste de Michel Onfray (LGF, 2006)

juillet 11th, 2010 by passionlivres

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Comment penser en artiste ? De quelle manière installer l’éthique sur le terrain esthétique ? Quelle place laisser à Dionysos dans une civilisation totalement soumise à Apollon ? Quelle est la nature de la relation entre hédonisme et anarchisme ? Selon quelles modalités une philosophie est-elle praticable ? Que peut espérer le corps des biotechnologies post-modernes ? Quelles relations entretiennent biographie et écriture en philosophie ? Selon quels principes sont fabriquées les mythologies philosophiques ? Comment “déchristianiser” la philosophie occidentale ? De nouvelles communautés sont-elles possibles ?

Après avoir publié une trentaine d’ouvrages - depuis Le Ventre des philosophes jusqu’au Traité d’athéologie - Michel Onfray a éprouvé le besoin de ” faire le point ” sur ses convictions philosophiques, politiques, existentielles.

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L’ Eloge du rien de Henri Rey-Flaud (Editions Seuil, 2010)

mai 17th, 2010 by passionlivres

 

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« Il faut croire quelque chose dans le monde », disait Sganarelle à Don Juan : un précepte qui ne relève pas du religieux, mais désigne une nécessité vitale, inhérente à la nature humaine. En cela Molière rejoint Freud qui définit la psyché de l’homme par sa capacité à croire, l’incroyance signant la catastrophe de la psychose. Au-delà des menus objets qui lui donnent sa consistance, la croyance s’adresse à l’Autre en tant que tel, c’est-à-dire à la puissance représentative, chargé de consoler l’homme de la perte du Bien.

Molière, mis à la question par Freud et Lacan, illustre cette fatalité sous les traits de trois figures. Sganarelle, l’hystérique, prêt à faire feu de tout bois pour nourrir sa croyance ? en quoi il incarne le bienheureux qui a toujours un petit rien sous la main pour nourrir un désir. Face à lui, Alceste campe l’obsessionnel qui, incapable de prêter foi aux semblants qui tissent la réalité quotidienne, est exclu de la communauté des hommes. Quant à Don Juan, paradigme d’une superbe perversion, sa mé-créance exprime, au-delà de son mépris pour les croyances ordinaires, son refus de faire crédit à l’Autre en tant que tel.

La leçon conjointe de Molière et de Freud reste plus actuelle que jamais en un temps où les croyances « malades » produisent dans le monde un désert mélancolique ou, à l’inverse, une terre brûlée par la flambée des intégrismes.

Henri Rey-Flaud, psychanalyste, est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont « Et Moïse créa les Juifs… ». Le Testament de Freud (Aubier, 2006), L’Enfant qui s’est arrêté au seuil du langage. Comprendre l’autisme (Aubier, 2008).

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